vendredi 25 janvier 2013

Vengeance (note pour plus tard, à l'attention de Princesse Deuxième)

Je ne sais pas encore comment je m'y prendrai.

J'attendrai peut-être ta première cuite. Et je débarquerai dans ta chambre le lendemain, à 6 heures pétantes : "Debout, on part faire une randonnée en forêt!"

Ou alors, la première fois que tu emménageras avec ton amoureux, je t'appellerai à 10 heures du soir et te tiendrais la jambe pendant 2 heures en te parlant de ma ménopause.

Et quand tu en auras par-dessus la tête, quand tu n'en pourras plus, quand tu seras épuisée, quand tu hurleras "Mais p***** laisse-moi tranquille! Lâche-moi les basques! Je veux me coucher b***** de m****!" (oui je suppose que tu auras hérité de ta mère ses manières élégantes et distinguées)...

Alors je te raconterai cette histoire.

Jeudi 25 janvier 2013. Tu as 16 mois. Il est près de minuit. Toi et ta soeur, exceptionnellement, dormez comme des anges. Je sors de la douche, fraîche et souriante, et me dirige d'un pas léger (oui, d'un pas léger, si je veux) vers ma chambre à coucher. J'ai hâte de me glisser dans les draps moelleux, de me blottir contre mon Namour, et qui sait, peut-être plus si affinités énergie. (Ouais, un soir de semaine, je sais, on est des dingues.)

À peine quelques minutes plus tard, alertées par votre radar à sesque, toujours diablement efficace, ta soeur et toi commencez à pleurer, dans un bel ensemble. Nous ne nous inquiétons pas, en attendant un peu, normalement, vous vous calmez, et nous on pourra enfin dormir (ou pas. Je ne vais pas insister, je sais que ce n'est pas facile pour un enfant d'entendre ses parents parler de ce genre de choses.)

Mais ça ne se calme pas. N'écoutant que notre instinct parental (et la peur de déranger les voisins), nous venons vous voir, et là, nous devons bien nous rendre à l'évidence : tu baignes dans ton vomi.
Lancement de l'opération nettoyage-intégral-en-essayant-de-pas-vomir-par-dessus-c'est-dégueu.

Et comme on n'est rien que des bons parents inquiets, je te prends dans notre lit, histoire que tu ne soies plus seule à baigner dans ton vomi au cas où la situation se représenterait. Et Namour, enfin papa, ben il travaille demain ; alors il va dormir dans la chambre d'amis, me souhaitant bon courage comme si je partais au front.

Donc, en moins de 10 minutes, nous sommes passés d'un tendre enlacement pré-sommeil dans le lit conjugal à une petite fille allongée sur moi, congédiant son père d'un au revoir de la main, l'air de dire "T'as vu, c'est moi qu'est sur maman, c'est pas toi!"

Tu as dormi comme une masse jusqu'au matin. Pas moi. 

Tu le sais, je t'aime tendrement, et je serais toujours prête à m'occuper de toi à chaque fois que tu en auras besoin. 

N'empêche, un jour, je me vengerai.

Je ne sais pas encore comment, mais je trouverai.


J'ai tout mon temps...

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1 commentaire:

  1. Le vomi, c'est le pire qu'ils puissent nous faire sur l'échelle de la chianterie ! (et c'est vrai que c'est vicieux, ça arrive toujours la nuit).
    J'ai déjà pensé à la vengeance aussi, je dois l'avouer, mais espérant que mes filles auraient des enfants aussi terribles qu'elles !

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