vendredi 26 juin 2015

Lettre à Hollywood sur Ursula et les pieuvres maigres

Cher Hollywood,
je sais que tu t'en fous, mais je suis comme ça, quand j'ai un truc sur le coeur, il faut que ça sorte. 
Vois-tu, hier, soir, j'étais en train de me livrer à une de mes activités favorites (après le yoga acrobatique et la lecture de précis de philosophie, bien sûr) : je tricotais en regardant une série. Ne me juge pas, j'ai pas des journées faciles.
Je regardais donc Once upon a time. (Il était une fois pour les monolingues) Tu me permettras ici une petite parenthèse, vu que j'ai bien plus de fans que cette série (hum), il faut que je fasse un rapide résumé, histoire que les deux du fond suivent.
Once upon a time, c'est l'histoire d'une bonne femme qui est la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant (qui d'ailleurs n'est pas prince mais est son frère jumeau), qui est la mère d'un garçon dont l'autre mère est la Méchante Sorcière (mais elles ne sont pas lesbiennes) (par contre Mulan oui) et dont l'arrière-grand-père est Peter Pan  et la tante la Méchante Sorcière de l'Ouest (la verte, pas celle de Blanche-Neige, elle c'est sa mère), mais son autre mère est aussi la soeur d'Elsa et de la Reine des Neiges (pas Elsa, une autre). 
Oups, je crois que je vous ai perdus.
Je reprends : Once upon a time, c'est une série qui imagine les aventures de nos jours de personnages de contes et dessins animés, principalement Disney. Voilà, ça devrait être plus clair. 
Dans la dernière saison, 3 méchantes débarquent pour casser les pieds aux gentils, juste parce que c'est leur boulot. (J'ai pas encore vu la fin, mais j'ai comme une intuition que c'est les gentils qui gagnent)
On va donc jouer à un petit jeu : je te montre les 3 méchantes et tu me dis si tu les reconnais, d'accord? 

Méchante n°1 : 
Facile...
Méchante n°2 : 
Facile...
Méchante n°3 : 
Euh... Elliott le dragon?
Je ne vais pas laisser mes pauvres lecteurs perplexes se creuser le crâne plus longtemps : la verte, c'est Ursula. La méchante pieuvre qui veut bouffer la petite sirène, tout ça parce que le roi Triton n'a pas voulu l'emmener au bal quand elle avait 15 ans (interprétation personnelle). Ursula qui, mon petit Hollywood chéri, ressemblait, je te le rappelle, à ça : 

Tout à fait moi quand je sors de la douche
Alors tu me diras, liberté artistique, créativité, tout ça, on lui a quand même laissé ses tentacules on voit bien que c'est une pieuvre, c'est quoi encore ton problème, tout ça. Argument que j'aurais pu entendre si TOUS les autres personnages de la série n'étaient pas des photocopies des personnages de dessins animés qui les ont inspirés. Sauf Hook qui est devenu beau gosse, ok, mais il fallait bien que l'héroïne ait quelque chose à se mettre sous la dent, je peux comprendre.

Alors au début, tu vas rigoler, mon choupinet, j'ai été un peu naïve. J'ai pas bien compris tout de suite. Puis j'ai frotté mes deux neurones l'un contre l'autre et soudain tout est devenu clair. 

Ursula, elle est GROSSE. 

Et tu vas me dire que c'est pas de ta faute, des actrices grosses, ça existe pas! T'as cherché partout, y en a pas une seule!




- Nan, mais tu comprends pas, ça marcherait pas, une grosse, pour jouer les méchantes, tu comprends... Les gens ils ont l'habitude de voir des bombasses, à la télé, faudrait pas les choquer... Et puis l'exemple, pour les enfants! Tu te rends pas compte!

Ça va, ça va, Hollywood, arrête ton baratin, sinon on va pas rester copains. Ne me force pas à te rappeler que la grosse, c'est quand même un peu le dernier être humain dont on peut grassement rigoler à la télé. Il y a des séries que j'adore, mais dont certains détails me restent un peu en travers de la gorge, vois-tu... Par exemple dans Friends, la sublime Courtney Cox, qui n'a jamais pesé plus d'une demi-cacahuète, engoncée dans un fat suit parce que Monica ado obèse qui se goinfre c'est trop rigolo ; dans How I met your mother, Barney au bord de la nausée à la simple pensée de coucher avec une grosse (certes, Barney est officiellement considéré comme un goujat, mais bon...) (et pourtant Barney je t'aime) ; dans The Big Bang Theory, la mère de Wolowitz, que l'on ne voit jamais, mais qui n'est là que pour que les autres personnages (des geeks moches qui finissent tous par se taper des bombes, mais c'est un autre sujet) puissent faire des blagues sur le thème "c'est une baleine". Ouarf ouarf ouarf.

Ce qui me surprend, Hollywood, c'est que tu n'as pas toujours été aussi coincé du fondement. Permets-moi de te rappeler que l'inspiration d'Ursula, au départ, c'est Divine, un travesti décadent un peu plus rock n'roll que ce que tu nous fais depuis.


Alors franchement, si en 1989 tu trouvais ça normal de t'inspirer d'une drag queen obèse dans un dessin animé pour enfants et créer ainsi le personnage le plus fabulous de Disney, qu'est-ce qui t'es arrivé depuis? C'est l'âge?

Et je ne te parle même pas du costume verdâtre qui remplace la combinaison violette de la VRAIE Ursula ; je t'imagine bien "Bon, en plus on va lui changer la couleur de son costume, comme ça ça passe crème, on leur dira qu'on a changé tout le personnage, ils vont même pas calculer le truc".

Demande à n'importe quel enfant de 3 ans de te dessiner une pieuvre, il te fera un rond avec des tentacules, pas un bâton avec des seins... Un peu de réalisme, enfin!

Tu me diras "Nan mais arrête de m'emmerder, je croyais que c'était un blog de maman, ton truc, retourne laver des tétines et laisse-nous bosser tranquilles."

Tu vois, moi je trouve que c'est important, pour mes enfants et les autres, qu'on arrête de leur montrer des mondes où les dragons existent, mais pas les grosses. Et où elles peuvent être drôles, méchantes, ou même amoureuses, va savoir.

mardi 23 juin 2015

Lettre à une jeune femme que je ne connais pas

Je ne connais que ton prénom. Je ne t'ai jamais rencontrée, je ne connais pas ton amoureux non plus. Vous habitez dans une autre région, et il y a peu de chances qu'on se croise un jour. 
Celle que je connais, c'est ta belle-mère. Ce n'est pas une amie, non, c'est quelqu'un que je croise régulièrement... comme une collègue, disons, ou une voisine, une connaissance. 
Cela faisait quelques jours que l'on voyait l'excitation dans ses yeux, qu'elle souriait en permanence. Qu'elle sursautait dès que son téléphone bipait, et qu'elle le consultait sans cesse, en se confondant en excuses. C'était imminent, et c'était la première fois. Elle allait gagner une nouvelle étoile, elle allait devenir grand-mère. 
Et moi, je souriais de sa joie, je me réjouissais de son excitation. Je lui demandais des nouvelles, on discutait prénom. Moi qui adore collectionner les prénoms de bébé comme des fleurs dans un bouquet, j'avais hâte de découvrir celui que tu choisirais. 

Quelques jours plus tard, elle nous a envoyé un message ; on ne la verrait plus pendant quelques jours. L'accouchement s'était mal passé. Quelques termes médicaux, une incertitude. 
Et quelques jours plus tard encore, un autre message. 
Un prénom. Une fleur dans mon bouquet. Mais un prénom qui ne sera jamais marqué sur la porte d'une chambre d'enfant. 

Je ne te connais pas, mais quand j'ai reçu ce message, j'ai serré très fort mon homme dans mes bras, nous sommes allés voir nos enfants dormir, et puis nous avons pleuré. 

Je ne te connais pas mais je pense souvent à toi, et à chaque fois mon ventre se tord. Je pense à ta tristesse, je pense à ma chance, je pense à ma peur. 

Je pense au jour où tu as lu ton test de grossesse. Je pense aux heures que tu as passées sur internet à choisir le meilleur modèle de poussette. Je pense à tous les prénoms entre lesquels tu as hésité, que tu prononçais pour entendre lequel sonnait le mieux. Je pense à sa première tenue, soigneusement pliée sur le haut de la valise de maternité. Je pense à la première fois où tu l'as senti bouger, où tu as appelé ton homme qui s'est précipité et qui lui n'a rien senti, pas tout de suite. Je pense aux derniers jours,  à ces matins où tu te réveillais pleine de ton ventre, de tes courbatures, et où tu te demandais avec un mélange de lassitude et d'excitation si ce serait pour aujourd'hui. Je pense aux voisins que tu croisais et qui te lançaient "Alors, c'est pour bientôt?!" Je pense à ce bébé qui allait bien, et aux quelques centimètres qui le séparaient de nous. Je pense à ces instants que tu te repasses sans cesse, en te demandant comment cela a pu tourner ainsi, qui a fait une erreur, ce qu'il aurait fallu faire. Je pense à votre retour chez vous, seuls. Je pense à toi et je t'imagine regarder les étoiles et y chercher sa place.

Je pense à toi et j'espère que tu verras les étoiles briller. 



mardi 21 octobre 2014

Le début de la fin

LE-VU-RE DI-É-TÉ-TI-QUE...
Elle se concentre si fort qu'elle louche un peu, tire la langue dans son effort pour articuler chaque syllabe.
VI-TA-LI-TÉ... Ça veut dire que ça donne de l'énergie maman?

Jusqu'à il y a quelques semaines, c'était encore gentillet. Elle reconnaissait les lettres, épelait les noms de magasins dans la rue, déchiffrait à grand-peine quelques enseignes en se trompant souvent... J'étais tranquille.

Mais depuis quelques jours, c'est une frénésie, tout y passe : la boîte de céréales, le titre du magazine posé sur la table basse, les affiches publicitaires, les sous-titres du journal télévisé, la marque du dentifrice, les banderoles de manifestants... (Maman, ça veut dire quoi, démission?)

Et moi, je tremble. Je sens que je vis mes derniers jours de toute-puissance.

Encore quelque temps, et je ne pourrai plus lui raconter que si, j'aimerais beaucoup lui offrir un tour de manège, mais il y a écrit là que c'est interdit aux moins de 8 ans ; que ce ne sont pas des bonbons que je mange, mais des médicaments spéciaux, réservés aux mamans, c'est très mauvais pour les enfants, tu sais ; que si, si, j'ai bien lu l'histoire en entier, je n'ai pas du tout sauté de pages, enfin, voyons ; qu'il ne faut pas me déranger parce que je travaille, alors que je suis sur Facebook ; que si la dame est toute nue sur la couverture du journal à la maison de la presse, c'est parce qu'on lui a volé ses vêtements et qu'elle voudrait les retrouver. (Maman, ça veut dire quoi, cocu?)

Elle se jette sur le moindre écrit, comme si on lui avait donné la clé du code et qu'elle cherchait à déchiffrer le message secret qui donne l'emplacement du trésor.

Déjà que je ne peux plus épeler les gros mots, et qu'avec ses cours d'anglais dès le CP, bientôt on ne pourra plus parler à table avec son papa des gifts qu'apportera le Santa Claus...
SuperMaman qui sait tout risque de perdre un peu de sa superbe. Mais ça promet aussi de chouettes conversations.

Encore un an et je deviens maître du monde.

mardi 30 septembre 2014

Dis, maman, comment on fait les bébés : diplôme de parent 2ème dan

Bon, c'est pas dans mes habitudes, mais aujourd'hui on va parler politique. Mais c'est pas ma faute, c'est ma fille qui a commencé.

L'autre jour, alors que Princesse Première était tranquillement en train de colorier une sirène en vert fluo, elle s'est tournée vers moi : "Dis, maman, Choupette et Louloute elles sont amoureuses, mais elles peuvent pas faire de bébé puisqu'elles ont la même graine?" (Les prénoms ont été modifiés).

Alors oui, il se trouve que dans notre entourage social et familial, il y a plusieurs personnes qui sont amoureuses de quelqu'un du même sexe, ou d'autres personnes qui ne sont pas amoureuses là maintenant tout de suite, mais, le jour où elles le seront, y a des chances que ce soit de quelqu'un du même sexe. On aurait bien pu couper les ponts, refuser d'aller fêter Noël si ils y sont, tout ça, mais que voulez-vous, nos amis et notre famille, on les aime bien, et puis on n'a pas les moyens de se priver de baby-sitters potentiels. (Sheldon, si tu passes par ici : ceci est du sarcasme).

À sa question, je me suis déjà réjouie qu'elle ait compris l'histoire des graines, parce que vu la clarté de mes explications, c'était pas forcément gagné. 

J'ai aussi remarqué qu'elle n'avait pas fait le lien direct : Fille + garçon = bébé, c'est-à-dire, elle n'avait pas dit un truc du genre "Tu sais, ta cousine Truc qui n'a pas d'enfant, elle est bien copine avec son collègue, celui à lunettes, ils ont qu'à faire un enfant ensemble." Non, le lien logique, elle l'avait fait entre "être amoureuses" et faire des bébés. 

Et pourtant, je ne lui avais rien fait lire de tendancieux, juré. Dans notre bibliothèque, y a que des Tchoupi, la collection complète des aventures des animaux de la ferme et "La maîtresse est foldingue" (oups, pas top celui-là, pour le respect des enseignants, tout ça, faudra que je m'en débarrasse). Rien pour pervertir l'esprit des enfants, juré. (Alerte sarcasme n°2)

Flûte, on avait regardé Trotro joue avec le maquillage de sa maman, ça doit être ça.









Mais comme je ne veux pas brimer sa curiosité, j'ai répondu. On a parlé des bébés qui sont dans le ventre d'une maman qui ne peut pas s'occuper d'eux et qui sont élevés par une autre maman, comme Mowgli. C'est un bon exemple, Mowgli.

Je me suis lancée dans une métaphore filée jardinière ; on a dit que parfois, même les gens qui avaient les bonnes graines, ben leurs graines elles marchaient pas. Que quand il vous manque une graine, on peut aller voir quelqu'un qui en a une et lui demander de nous la donner. 

Elle : Alors, elle va faire un câlin spécial avec le monsieur qui va donner la graine? 
Moi, pouffant à l'idée de ma copine faisant des câlins spéciaux avec des inconnus entre le boulot et les courses...

Oui Monsieur, c'est bien vous pour la graine? On va faire ça dans l'entrepôt?


Du coup j'ai expliqué que non, un docteur allait chercher la graine parce qu'on n'avait pas forcément envie de faire des câlins spéciaux avec quelqu'un d'autre que son amoureux/se... 

C'était il y a quelques jours déjà... Elle n'a pas l'air traumatisée, elle me tanne toujours pour mettre une robe le matin même s'il pleut des cordes et elle continue à se battre à grands coups d'épée en mousse avec sa soeur, en robe de princesse et gilet de pirate...

De toute façon moi, tant qu'elle me demande pas de détails techniques sur les câlins spéciaux, je gère...

vendredi 26 septembre 2014

De l'égalité des sexes ou comment habiller les petites filles...

Bon.
J'abandonne.
Je m'incline.
Parfois, il faut savoir reconnaître des limites à ses convictions les plus profondes.
Et la plus acharnée des féministes (genre, moi), doit savoir reconnaître que non, parfois, les hommes ne peuvent pas savoir tout faire comme les femmes. (Les femmes, si, elles savent tout faire. Là il n'y a pas de débat).
Prenez mon homme à moi, par exemple. Un modèle d'exception, spécialiste agréé par moi-même du change de nourrisson, du repas du soir pour 4 en 30 minutes chrono et du pliage de petites culottes toutes tailles. Est-ce pour affirmer sa virilité qui pourtant n'en a pas besoin, mais il y a un domaine où, rien à faire, il y arrive pas.
C'est le regard de la maîtresse qui me l'a rappelé l'autre jour, au moment où ma Princesse deuxième, à l'heure de la sortie, me courait dans les bras. D'un oeil rapide j'ai évalué les dégâts : robe à l'envers et collants à la main "Je les lui ai enlevés, parce que bon..." dit la maîtresse. Ben oui, bon, il faisait 28°. D'un air embarrassé, j'ai soufflé : "Non, mais c'est son papa qui l'a habillée ce matin..." (pendant que je récupérais d'une nuit passée à me faire téter les seins par un petit vampire insomniaque).

Voilà.

Mon homme, il fait tout bien, mais habiller les petites filles, il sait pas.

On ne peut pas tellement le blâmer, vu que sa tenue se décline en trois variations :
- été : tee-shirt, jean
- hiver : tee-shirt, jean, pull
- bureau quand le chef vient de Paris : costume.

Alors vous comprenez bien que les robes, les jupes, la différence entre un top, un tee-shirt, une blouse et un chemisier, un jean, un slim et un legging, c'est un peu comme si je lui parlais en gujarati du sud.

Noooooon! Pas une salopette! Pitié!


Pour lui, et pour tous les autres papas de bonne volonté qui vivent de grands moments de solitude le matin devant l'armoire de leurs petites filles, voici un petit guide :

- Les robes, parfois, les boutons sont devant, et parfois ils sont derrière. Non, il n'y a aucun moyen de savoir, c'est aléatoire. Parfois même, il y a des vrais boutons derrière et de faux boutons devant. Oui, c'est arbitraire. On ne peut compter sur rien dans ce monde. Rien n'a de sens et un jour, on sera tous morts. (Mais quand même, si on cherche l'étiquette, ça aide).

- Je sais, les collants, tu connais mal. C'est un peu effrayant. Mais il faut quand même que tu saches que non, ce n'est pas parce qu'un collant couvre les jambes qu'il tient lieu de pantalon. Un tee-shirt plus un collant, par exemple, ça ne suffit pas pour aller se balader dans la rue sans se faire dévisager par les passants.

- Les leggings... non, les leggings laisse tomber. Même moi j'ai toujours pas compris.

- Donc, une tunique, ça se met avec un pantalon ou une jupe. (Une jupe, c'est comme une robe sans le haut). Une robe, ça se met avec des collants ou avec rien. Une tunique avec des collants ou rien, c'est donc un peu comme sortir à poil. Certes, certaines tuniques longues ressemblent beaucoup à des robes courtes. Mais c'est pas pareil. Dans le doute, demande à ta fille, elle saura.

- Quand il fait froid, on peut mettre des tee-shirts sous certaines robes. Mais pas n'importe quel tee-shirt, sinon c'est moche. Il y a des tee-shirts fait exprès pour, je te montrerai la pile. Pareil, tu peux mettre un maillot de corps en-dessous, mais un tee-shirt sous un tee-shirt, c'est pas possible.

- L'hiver, on met des manches longues. L'été, on met des manches courtes. Je te jure, c'est pas compliqué.

- Parfois, la robe de la petite fait la même taille que la tunique de la grande. Encore une fois, l'étiquette te sauvera. (Si elle est effacée, tu te démerdes. Tant pis.)

- Bon. J'avoue. Il y a des vêtements trop petits dans ce placard. Moi, je sais lesquels, et je les leur mets pas. C'est simple, non? C'est pas la peine de me dire que je pourrais les ranger, hein, je sais. Mais psychologiquement, je suis pas prête. Alors je les remets dans le placard, soigneusement, dans la pile des vêtements trop petits.

- Il y a aussi des vêtements trop grands. Mais un vêtement trop grand, il sera forcément à la bonne taille un jour, et j'ai la flemme de descendre le ranger à la cave. Donc faut le laisser dans la pile des vêtements trop grands, jusqu'au jour où il sera plus trop grand (faudra le changer de pile alors).

- Les couleurs et les motifs... Là, je sais pas comment faire. Plutôt que le poids des mots, je vais laisser parler le choc des photos :

Cette photo a été réalisée sans trucages. Si vous souffrez d'épilepsie, éteignez cet écran.